Il y a une quinzaine d’années, un haut magistrat du Canton mettait un terme à la politique de développement des procédures “qualité” dans l’Administration cantonale. Son propos était sans ambiguïté: “la m… en boîte, même “certifiée qualité” demeure de la m… en boîte”. Ce court instant de convergence entre lui et nous demeure dans nos mémoires. Tout n’était évidemment pas aussi simple. Il y a des certifications “qualité” à l’Etat, et il y en a dans l’enseignement, notamment professionnel. Pour rappel, ces dispositifs ont pour but l’alignement des services publics sur la logique managériale des entreprises, avec une évaluation renforcée du personnel et ce qu’il faut pour préparer les privatisations.

Nous avons appris l’introduction d’un processus dit de qualité “Quality School Certificate (QSC)” dans les gymnases vaudois. Après une phase pilote dans trois établissements (Beaulieu, Bugnon et Chamblandes), il s’agirait de déployer la démarche dans tous les gymnases vaudois. Des responsables qualité semblent avoir déjà été désigné-e-s pour la mise en place du dispositif. Il va sans dire que, comme pour toute question dorénavant, il n’y a eu aucune consultation et pas même d’information, même laconique. Nous avons écrit à la DGEP pour poser les questions suivantes:

1. La DGEP confirme-t-elle l’introduction des processus ?

2. De qui la décision de cette introduction d’un système qualité dans les gymnases émane-t-elle ?

3. Quelles sont les raisons d’une telle décision ? S’agit-il par exemple d’une obligation légale, d’une recommandation, d’une volonté propre à la DGEP ?

4. Quels sont les liens entre la délivrance des titres (maturité académique, maturité spécialisée, maturité commerciale, CFC, etc.) et cette démarche ?

5. Quels sont les coûts et les bénéfices attendus d’une telle mise en place ?

Télécharger le courrier adressé par SUD-Education à la DGEP

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